En route vers la performance


19 novembre 2017

Dans le cadre de son activité de recherche sur les nouveaux traitements contre le cancer, Gustave Roussy utilise des procédés innovants toujours en quête de meilleurs résultats. A bord du bateau qui porte son nom, il en est de même.

Naviguer en course au large est un sport très complet qui demande non seulement une expertise technique, mais aussi de l’expérience dans de multiples domaines, allant de la mécanique des fluides à la connaissance des évolutions météo en passant par l’informatique et la couture…
Sans oublier qu’un bateau se mène de manière globale. Il faut prendre en compte les phénomènes extérieurs (la météo) en les adaptant aux capacités du bateau et des marins. Quant à la notion de compétition, elle oblige à pousser la machine et les hommes à la limite, tout en maintenant une certaine retenue pour éviter la casse.

Pour aider à prendre les bonnes décisions, même avec la fatigue qui fait perdre en lucidité, il y a des outils et des repères que les marins développent tout au long de leurs navigations. Par exemple, pour savoir quelle voile mettre à quel moment, le mieux est de se baser sur l’expérience à bord du bateau… Mais pas seulement. N’ayant pas eu beaucoup de temps pour s’entraîner, Christophe et Sylvain s’appuient beaucoup sur la « sailect » et la polaire du bateau pour faire au mieux. La sailect est un schéma qui permet de savoir à quelle force et angle du vent il faut mettre telle ou telle voile. La polaire est un tableau donnant les vitesses que le bateau doit atteindre en fonction des conditions météo. C’est cette dernière que l’on va également utiliser pour faire le routage : en alimentant le logiciel de routage avec les données du bateau et les prévisions météo (téléchargées quotidiennement via le téléphone Irridium), l’ordinateur peut faire des simulations et calculer la meilleure route à choisir pour aller d’un point A à un point B. Evidemment la réalité est un peu différente de ce que peut proposer la machine…

Le bon équilibre

Naviguer c’est une histoire d’harmonie, de ressenti. Elle se retrouve aussi bien à travers la tension dans les voiles qui doivent être réglées en permanence, que dans l’équilibre du bateau que l’on arrive à percevoir à travers ses mouvements, ou la capacité du barreur à accompagner en souplesse le flux des vagues et les oscillations de vent, même minimes. Pour accompagner cet équilibre, augmenter la puissance du bateau et faciliter son passage dans la mer, il y a différents paramètres, dont le plus spectaculaire est peut-être le transfert les poids à bord (matosser). Cela consiste à déplacer les centaines de kilos de matériel embarqué (voiles, eau, nourriture, matériel de sécurité…) en avant, en arrière, d’un bord sur l’eau en fonction des besoins. C’est un exercice physique, exigeant, qu’il faut recommencer très régulièrement lorsque les conditions de vent sont changeantes.

En course, la performance existe donc grâce à une vision globale de sa navigation mais aussi dans tous ces petits détails qui permettent de gagner un peu de vitesse à chaque moment, que ce soit la nuit ou le jour. Il faut trouver le bon équilibre et c’est toujours sur le fil.

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