Manger à bord, toute une histoire…


16 novembre 2017

manger à bord

A bord du Gustave-Roussy, la cuisine se limite à un réchaud de poche. Pas de frigo pour emmener du frais, pas de grandes casseroles pour faire des petits plats, cuisiner est réduit à sa plus simple expression. Il n’y a pas de table à proprement parler – plutôt ses genoux pour poser sa gamelle – mais il est vrai que dès que le ciel est dégagé, on peut manger en terrasse avec vue sur la mer.

Pour Christophe et Sylvain, il est important de partager leurs repas et chacun prépare la tambouille à tour de rôle. Hormis le petit déjeuner qu’ils prennent en décalé en fonction de la manière dont la nuit s’est déroulée (avec ses quarts hachés ou non, les manœuvres à répétition, les réparations…), les marins sont attachés à ces petits moments. Le midi, traditionnellement, ils mangent plutôt « froid » : de grandes tartines, des fruits frais qui se conservent bien… Le soir, ils prennent le temps de faire réchauffer un plat sous vide accompagné de féculents. Ces plats sont complets et gustativement intéressants.

Pour tenir tout au long de la journée (et de la nuit) ils ont également emmené de nombreux en-cas. Le bonus à bord du Gustave-Roussy ce sont les « petits Transat », des petits pains à base de pomme de terre et de fruits secs longuement cuits qui se conservent très bien sous vide. Manoeuvrer, lutter contre le froid, se tenir éveillé, tenir debout, tout sur un bateau demande des efforts, consomme énormément d’énergie… et cela 24 heures sur 24. En phase active, l’apport calorique doit être doublé, si ce n’est plus, pour répondre aux besoins des marins. Sans oublier qu’une fois qu’ils seront en approche de l’équateur les marins vont avoir… chaud ! Il faudra qu’ils boivent jusqu’à quatre litres d’eau par jour, souvent additionnés de compléments alimentaires, pour compenser leurs pertes hydriques.

Pour bien gérer leur stock, ils ont organisé leurs réserves de nourriture en packs de deux jours, c’est-à-dire en sachets dans lesquels ils ont de quoi se nourrir pendant 48 heures. Pas besoin de réfléchir ou de fouiller au fond des sacs qui sont par ailleurs matossés (c’est-à-dire placés dans le bateau pour l’équilibrer de manière optimale). Entamer un sachet, c’est comme ouvrir une pochette surprise, l’occasion (re)découvrir des petits plaisirs du quotidien tels un carré de chocolat ou un petit mot des amis !

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