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24 novembre 2017

cartographie 24 novembreDésormais le long des côtes brésiliennes, et probablement à moins de 48 heures de l’arrivée, Sylvain et Christophe cravachent fort pour conserver leur 8e place. A leur trousse, Eärendil, un bateau plus récent, leur donne du fil à retordre… « Certes, on vit notre course à notre rythme mais on essaie de ne pas traîner », raconte Sylvain, joint par téléphone en ce vendredi après-midi. « Derrière nous c’est un Mach40, plus rapide et plus puissant que le nôtre et on a du mal à suivre la cadence. On va essayer de rester devant ! »

Mais pourquoi le Gustave-Roussy est-il moins rapide par moment ? Bien que les Class40 doivent tous respecter un cadre commun (longueur, largeur, tirant d’eau, tirant d’air, construction en fibre de verre, quilles fixes, pas de foils ou autres développements modernes, etc), ils peuvent cependant avoir des formes de coque et de voilure différentes, contrairement à une monotypie. Au fil des années les Class40 construits ont été de plus en plus performants car l’architecture navale a progressé et les architectes ont exploité au mieux le cadre autorisé. Au fil des années, les progrès de l’architecture navale, notamment l’évolution des formes de coque, ont rendu les bateaux plus puissants, comme le Mach40.3 Eärendil (mis à l’eau en 2015) ou les deux premiers Class40 arrivés à Salvador de Bahia.

Le Gustave-Roussy est un plan Lombard, un Akilaria RC3 mis à l’eau en 2013. Il y a eu plusieurs exemplaires du même type, dont Gras Savoye, actuellement en 10e position derrière le Gustave-Roussy.

Exploiter tout le potentiel du bateau

Dans les conditions que rencontrent les marins pour la fin de la course, les bateaux ont un vent de travers et les bateaux plus modernes, plus puissants, ont l’avantage à cette allure. Il faut donc régler encore mieux, « être dessus » comme on dit dans le jargon, ne pas se déconcentrer pour avancer au plus vite. Et c’est ce que Sylvain et Christophe font. « Nous allons faire tout notre possible pour tirer le maximum du potentiel de notre bateau sur cette fin de course », ne cessent de marteler les marins.

Sans oublier que le projet qu’ils ont mené est un projet 100% amateur : contrairement aux leaders, ils ne s’entraînent que lorsque leur emploi du temps professionnel le leur permet et ne disposent pas des mêmes moyens pour investir dans du matériel plus performant. Malgré tout, portés par leur détermination, ils ne déméritent pas : « On voulait faire une belle course ! Si on arrive dimanche, on aura bouclé le parcours en 21 jours, à une honorable place de 8e ou 9e, c’est inespéré pour nous. En tant qu’amateurs, on est contents de ce que l’on a fait. »

L’arrivée : un mot qui revient de plus en plus fréquemment. Pour eux cela se concrétise déjà en mer : « On ne voit pas encore la côte. On rencontre déjà des bateaux. Il va falloir être en forme les prochaines nuits pour faire attention au trafic et aux pêcheurs. » La tension est peut-être donc à son maximum pour ces derniers milles, entre excitation du final, envie de rester devant les concurrents directs, vigilance accrue… et surtout l’envie d’être à la hauteur de la cause soutenue !

Mot du bord en audio (Sylvain Pontu)

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